Transport - Mobilité

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La Commune de Ziguinchor dispose d’un réseau routier et des moyens de transport urbain importants.

Le réseau routier est constitué de :

  • Routes principales ;
  • Routes nationales ;
  • Routes secondaires en piste ;
  • Pistes sablonneuses.

 

 

Les routesbitumées, dallées ou pavées, identifiéeslors du diagnostic,traversent les quartiers de Kandé,Sibenck, Colobane, Santhiaba Est, Colobane, Fass, Kansahoudy, Djissoucoupapaye, Boucotte Nord, Goumel, Tilèneet Castors, Djiringho, kadior.

Toutefois, la commune souffre beaucoup de l’enclavement de certains quartiers surtout pendant l’hivernage où les routes en mauvaise état deviennent impraticables. En effet, àKandéSibenck, les routes sont ensablées, inondées par le ruissellement des eaux.  Egalement àColobane, Kansahoudy, Santhiaba Est, Boucotte Nord, Lyndiane et à Kandialang, les routes principales et secondaires sont de mauvaise qualité, impraticables et manquent d’entretien (difficultés d’accès à certains endroits en hivernage). De même, dans les quartiers de Kénia, Tilène, Boucotte Ouest, Kandianlang Est et Diabir, on y constate une absence totale de routes goudronnées oulatéritiques.

En outre, le trafic dans la commune est perturbé par le manque de points de stationnement, ce qui se traduit par une occupation anarchique et illégale de l’espace urbainpar les camions, les charrettes et Jakarta.

Par rapport à la mobilité, il est noté le caractère étroit des avenues, l’absence de panneaux de signalisation, de ralentisseurs ou de passages cloutésainsi que lemauvais état de l’éclairage public.

S’agissant des moyens de transport, le trafic urbain est essentiellement assuré par les taxis, les bus Tata, les calendos, les tricycles, les motos « jakarta » et les charrettes. La navette des bus tata n’est pas étendue à l’ensemble des quartiers de la Commune.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Carte 7: Infrastructures routières de la commune de Ziguinchor

 

Tableau 14 : Synthèse diagnostic des contraintes et hypothèse de solution du secteur de transport

Atouts

Contraintes

Hypothèses de solutions

Existence d’un réseau routier  dans la Commune

Etat défectueux des routes principales et des pistes

Réhabilitation des voies principales

Pavage des pistes sablonneuses

Insuffisance des routes goudronnées

Construction de route goudronnée

Difficultés de circulation des biens et personnes

Désencombrement des voies

Création des ralentisseurs

Règlement du trafic

 

Histoire et Ziguinchor

II.2. Historique et évolution administrative

  • Historique de la Commune de Ziguinchor

La localité de Ziguinchor a été fondée par les « Izguicho », un sous-groupe de l’ethnie Baïnounk, bien avant l’arrivée des premiers européens en 1645.

Le village était une des localités qui longeait le fleuve dans cette zone avec d’autres comme Djibélor, Tobor, Djifanghor etc.

C’est la déformation de « Izguichor » (qui signifie, avec le suffixe » en « or », « la terre des Izguicho » en baïnounk) qui évolua en « Sikitior », pour ensuite donner définitivement « Ziguinchor » avec les colons européens.

Une autre version attribue l’origine du terme  « Ziguinchor » au groupe des mots portugais « chiga  bouchora » signifiant « à ma descente,  tu pleurais », mais elle est moins plausible.

La présence européenne date de la seconde moitié du 15ème siècle à la suite, notamment des grandes aventures maritimes lancées  par les monarques de la péninsule ibérique (Espagne et Portugal). Ce sont donc les Portugais qui, les premiers, à partir de la Côte Atlantique, ont franchi l’embouchure de la Casamance, pour pénétrer progressivement à l’intérieur des terres, suivis plus tard par les Français.

C’est en 1645 que le poste fortifié de Ziguinchor fut créé par les Portugais qui étaient déjà à Cacheu, plus au sud, dans l’actuelle Guinée Bissau. Cette présence portugaise n’a pris fin qu’en 1886 lorsque le Portugal céda le poste aux Français présents à Karabane (île située sur l’embouchure) et à Sédhiou à l’est.

La zone Baïnounk « Izguicho » faisait partie d’un ensemble politique traditionnel désigné par le terme de « Kassa ». Le Kassa était favorable aux contacts avec les européens. Il avait par ailleurs, auparavant, subi l’influence des Mandingues du Royaume du Kaabu à l’est et au sud, ce qui explique que son roi portait le nom de Mansa (« roi » en mandingue). C’est dans ce contexte historique qu’est apparu le terme de « Kassa di Mansa » (roi du Kassa) duquel la Casamance tira son nom du fait des déformations coloniales.

L’activité commerciale, pendant la période coloniale, a fait de Ziguinchor un pôle important qui a permis son expansion démographique, qui s’est poursuivie après l’indépendance nationale en 1960.

L’une des caractéristiques marquantes de Ziguinchor est le brassage socio-culture des populations qui y vivent avec notamment cette faculté d’adopter la langue d’autrui tout en restant enraciner dans sa propre culture. Cette pratique fait de Ziguinchor, une terre d’accueil où se côtoient plusieurs cultures et diverses religions (musulmane, catholique, animiste).

  • Evolution administrative

En 1886, Ziguinchor intègre la colonie française et s’impose, à partir de 1904comme Chef-lieu de l’administration coloniale en Casamance au détriment de Sédhiou. Le 18 janvier 1907, Ziguinchor devient une commune mixte.

Ziguinchor est devenu Commune de plein exercice le 18 Décembre 1956. C’est alors que Ziguinchor a connu son premier Maire élu en la personne de M. Charles Bernard JULES. Par la suite, il eût la création d’un poste d’Administrateur de la Commune, chargé de l’exécutif aux côtés du Président du Conseil municipal, en vertu de la loi de réforme N° 72-63 de 1972 et du décret N° 77-644 de 1977. C’est en 1990 que la ville de Ziguinchor  redevient Commune de plein exercice.

La loi 96-06 du 22 Mars 1996 et ses décrets d’application sont venus renforcer la gestion de proximité par un transfert de 9 domaines compétences de l’Etat au conseil municipal. Le Conseil Municipal par délibération, statue sur toutes les affaires relatives à la gestion communale sous le contrôle à posteriori de l’autorité administrative.

II.3. Analyse du cadre environnemental

  • Le profil topographique
  • Le Périmètre communal

La Commune de Ziguinchor s’est développée sur les berges du fleuve Casamance dans le cadre global de l’environnement naturel amphibie des « rivières du sud ». La ville est née en un point de resserrement extrême de l’estuaire de la Casamance dû à l’avancée vers le nord des bas plateaux méridionaux. De par-là, se trouve le dernier site en aval où la terre ferme est le plus proche de la berge vaseuse (si l’on exclut la Pointe Saint Georges et Karabane qui sont d’anciens cordons dunaires dont l’exiguïté ne se prête pas à une véritable création urbaine). Autre avantage supplémentaire de Ziguinchor, l’absence de vasière dans la zone basse bordant immédiatement le fleuve.

  • La structure des quartiers

La Commune de Ziguinchor se présente comme une juxtaposition de plans successifs articulés tant bien que mal, avec comme ligne directrice le souci d’éviter les terrains inondables. La forme de l’organisme urbain ziguinchorois rappelle une abeille aux ailes à demi repliées :

  • La tête serait constituée par le damier de l’Escale avec ses annexes, ville coloniale épousant la direction du fleuve au seul point où celui –ci jouxte la terre ferme.
  • Le corps rassemblerait les « quartiers autochtones » successivement lotis, d’abord « Santhiaba » dont le quadrillage est disposé obliquement par rapport à Escale, ensuite « Boucotte » sur un plateau avec un damier aux axes méridiens, raccordé à Santhiaba par la large gouttière du canal de Corentas qui sépare les deux quartiers, puis il y a « Boucotte Sud », extension de Boucotte vers le plateau de Néma, avec les grandes emprises du lycée, de l’aéroport et de l’hôpital.
  • Les deux ailes, marquées par les deux routes nationales (route Oussouye à l’ouest et route du sud à l’est) ; cette zone correspond à la croissance urbaine spontanée dans les deux directions du sud-ouest et du sud-est et dont le lotissement ne se fera que tardivement dans les années 1970-1990. Ces deux ensembles englobent les quartiers de Colobane, Peyrissac et en partie Lyndiane d’une part, et Tiléne, Léona, Kandé, etc. d’autre part, constituant ce que l’on peut appeler « les quartiers périphériques » de Ziguinchor.

Aujourd’hui, l’extension de la ville se fait en direction de Kénia, Diabir, Kandialang, Djibock et Kantène.

Tableau 1 : Liste des quartiers de Ziguinchor

 

Quartiers

Quartiers

Quartier

1

Belfort

14

Soucoupapaye

27

Alwar

2

Boucotte Centre

15

Goumel

28

Néma2

3

Boucotte Est

16

Kandé Alassane

29

Niéfouléne

4

Boucotte Nord

17

KandéSibinck

30

Kadior

5

Boucotte Ouest

18

Kandialang Est

31

Colobane Fass

6

Boucotte Sud

19

Kandialang Ouest

32

Santhiaba Est

7

Boudody-Escale

20

Kansaoudy

33

Peyrissac

8

Coboda

21

Kénia

34

Castor

9

Colobane

22

Kobitène

35

Lyndiane 1

10

Diabir

23

Lyndiane

 

 

11

Diéfaye

24

Néma

 

 

12

Djibock

25

Santhiaba Ouest

 

 

13

Djiringho

26

Tilène

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 



Source : Diagnostic, PDC, Ziguinchor, 2018

Chaque quartier est administré par un délégué de quartier nommé par le Maire.  Il est assisté de sous délégués choisis dans les sous quartiers. Le délégué de quartier est aidé, dans ses tâches de gestion de la cité, par un conseil de quartier composé de 30 membres démocratiquement élus par les populations. Le conseil élit en son sein un bureau exécutif et des commissions. Le délégué de quartier est en même temps président du conseil de quartier.

II.4. Milieu physique

La commune de Ziguinchor est caractérisée par un climat chaud et particulièrement humide de type sub-guinéen. Il est marqué par une saison sèche d’une durée de 7 mois (Novembre à Mai) et par une saison des pluies qui s’étalent sur 5 mois (Juin à Octobre).

  • La Pluviométrie

Ziguinchor se situe dans une zone caractérisée par une forte nébulosité et des pluies abondantes.

 

La pluviométrie est souvent marquée par de fortes variations annuelles. Les précipitations varient de 1000 à 2000mm pour 80 à 100 jours de pluies. La hauteur d’eau la plus élevée a été de 1738mm pour de pluies en 2008. Parallèlement, le nombre de jours de pluies par an a évolué en dents de scie pendant la même période et a atteint la moyenne annuelle de 83 jours de pluies.

 

L’évaporation moyenne annuelle est de l’ordre de 1400mm. Elle est très élevée durant la période comprise entre Mars et Mai.

 

Graphique 1 : Variation interannuelle de la pluviométrie dans la commune de Ziguinchor (2007 à 2017)

Source : DRDR / ANACIM

  • La température

Les températures moyennes annuelles varient entre 17et 38°C. L’influence continentale agit fortement sur les températures maximales. La moyenne mensuelle la plus forte est de 38°C (mois d’Avril); tandis que la température moyenne mensuelle la plus faible est de 13°C (mois de Janvier).

 

  • Les vents

On note la présence de vents frais et humides enfin et début d’année et de vents chauds et secs en Février et Mars.

  • La pression atmosphérique moyenne est de l’ordre de 1015,5 mb.
  • L’humidité moyenne annuelle est de l’ordre de 70°.

 

  • La Géologie

Sur le plan structural, on note une hétérogénéité et une anisotropie dans la stratigraphie obtenue au niveau des forages exécutés. La coupe géologique (verticale) suivant de bas en haut peut être considérée comme caractéristique du site de Ziguinchor : sables argileux latéralisés, sables fins très perméables, latérites plus ou moins indurés, sables argileux et argilo-sableux. Cette coupe géologique d’une profondeur de 50m environ s’étend du quaternaire au miocène moyen. Le maestrichtien qui renferme la plus grande réserve d’eau souterraine du Sénégal se trouve à environ 500m de profondeur.

  • Le Relief

Elle a un relief plat qui accuse dans l’ensemble une pente générale de l’Est vers l’Ouest et permet de distinguer deux ensembles :

  • Les hautes terres à l’Est : elles présentent une latérisation avancée et sont dominées par une végétation de type soudanais. Mais les hautes terres de l’Est connaissent une diminution de la pluviométrie. La forêt, présente en basse Casamance, se dégrade de plus en plus vers l’Est.
  • Les basses terres à l’Ouest : dépôts marins et fluvio-marins du quaternaire récent, qui s’élèvent jusqu’à 4 ou 5 mètres d’altitude, le contact avec le plateau étant plus marqué par la différence de végétation que par le dénivelé topographique. En effet, à l’est et à l’ouest du quartier Escale, site d’origine de la ville, s’étend un paysage de « tann » et de mangrove, mais en grande partie aménagée en rizières, ce qui a longtemps empêché toute extension linéaire de Ziguinchor le long du fleuve.
  • Les Ressources en Eaux

La nappe de Ziguinchor est constituée de deux réservoirs qui se trouvent renfermés dans deux horizons de sable fin très perméable, séparés par un niveau de sable argileux. La nappe d’une épaisseur d’environ 30m couvre 80 km2. La réalimentation de cette nappe est fonction de la pluviométrie. L’eau se trouve à environ 15m de profondeur au niveau des plateaux de Peyrissac et de Néma et est à 2m dans les zones de basses terres. Au nord, en provenance du fleuve Casamance, un « biseau salé » s’est infiltré jusqu’à 800m dans la partie continentale. Cette superposition eau douce / eau salée et la fluctuation des niveaux de la nappe, sont des facteurs importants dans l’exploitation rationnelle des forages pour l’alimentation en eau des populations.

Carte 2 : Occupation du sol

II.5. Caractéristiques démographiques

La Commune de Ziguinchor passe 225 024 habitants en 2016 à 232 237 habitants en 2017, soit une augmentation globale de 7 193 habitants sur une année avec une projection estimée à 239 726habitants en 2018, soit une variation de 7 509 habitants.

Les Hommes représentent 50,8 % contre 49,2 pour les femmes.

Graphique 2 : Pyramide des âges de la commune de Ziguinchor en 2018

Sources : ANDS 2018

 

Tableau 2 : Projection de la population de la Commune de Ziguinchor - 2016-2018

2016

2017

2018

Homme

Femme

Ensemble

Homme

Femme

Totale

Homme

Femme

Totale

114232

110792

225024

117883

114333

232217

121695

118030

239726

 

 

 

 

 

Source : ANSD

II.6 Zonage

La Commune de Ziguinchor compte 35 quartiers et est découpée en 05 zones présentées comme suit :

 

Tableau 3 : Découpage en zones de la commune de Ziguinchor

Zone 1

Zone 2

Zone 3

Zone 4

Zone 5

1. Belfort

1. Djibok

1. Néma1

1. Boucotte Centre

1. soucoupapaye

2. Boudody Escale

2. Tilène

2. Diabir

2. Boucotte Est

2. Boucotte Sud

3. Santhiaba Ouest

3. Kandialang Est

3. Kansaoudy

3. Boucotte ouest

3. Lyndiane

4. Goumel

4. Kandialang Ouest

4. Kénia

4. Boucotte Nord

4. Coboda

5. Diéfaye

5. Alwar

5.  Castor

5.  Cobitène

5. Colobane

6. Kandé Sibink

 

6. Néma2

6.   Peyrissac

6.  Djiringho

7. Kandé Alassane

 

 

7.   Kadior

7.  Lyndiane 1

8. Santhiaba Est

 

 

 

8.  Colobane Fass

 

 

 

 

9. Niafoulène

08

05

06

07

09

Carte 3 : Zonage de la commune de Ziguinchor